REDPLEXUS

Leda Dalla & Gitsa Konstantoudaki – Grèce – Édition 2016
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« Unfamiliar » Peut-on totalement s’affranchir d’un bagage culturel ? S’il est toujours possible d’outrepasser les barrières qui s’érigent quotidiennement sur le fil de notre vie, il est néanmoins impossible de nier les liens qui nous rattachent à notre patrimoine.
Ainsi, dans une démarche paradoxale de valorisation et de déconstruction de l’héritage culturel Grec, les deux jeunes artistes Leda Dalla et Gitsa Konstantoudaki viennent proposer, pour cette 10ème édition du Festival, une nouvelle création collaborative : « Inconnu ». S’interrogeant sur les notions de mouvement, de parcours, de point de départ et d’arrivée, cette pièce semi-improvisée ose la création d’un pont artistique vers une thématique actuelle ; la place du migrant dans la société.
Déjà fortement ancrées dans le paysage artistique contemporain Grec, Leda Dalla et Gitsa Konstantoudaki développent des visions très personnelles du rapport que l’on peut entretenir avec l’art. En teintant d’impulsions contemporaines leur bagage culturel, leurs propositions artistiques oscillent en permanence entre danse et performance, écrit et improvisé.

Peter Baren – Pays-Bas – Édition 2016
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« Tout doit disparaître » Quitter son pays, traverser les frontières, repartir, revenir, être accepté, être rejeté, repartir de zéro… Aussi cruel que soit le constat, il n’est ici que question de rite, d’habitude, de coutume.
Si impulser une prise de conscience collective sur la condition actuelle du migrant doit impliquer des images fortes et simples, qui d’autre que Peter Baren pourrait s’en charger ? Ayant déjà eu l’occasion de participer à Préavis de Désordre Urbain, lors de précédentes éditions, l’artiste performeur Néerlandais investit cette année le dispositif « check-point » afin de nourrir et de développer sa propre vision de la notion de la Frontière et d’obstacle.
Actif depuis le début des années 80 et détenteur, en 1989, du Prix de Rome Art & Théâtre, on ne présente plus Peter Baren, véritable figure de proue de la scène contemporaine Néerlandaise. Ayant eu l’occasion de travailler dans de nombreux pays en collaboration avec des artistes venus d’horizons différents, ses créations (alliant un grand nombre de disciplines, de la danse aux arts plastiques en passant par la musique) s’axent majoritairement sur la notion de rituel et de procédure au sein de contextes socio-culturels divers.

Ornic’art – France – Édition 2016
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« Mes âmes soeurs sont en couple avec un autre… Help ! » Traverser une frontière est un choix autant qu’un renoncement. Un acte déchirant qui transforme définitivement la vie de celui qui l’opère.
C’est en se fondant sur ce postulat que la compagnie Ornic’art propose, pour cette nouvelle édition de PDU, la création « Mes âmes soeurs sont en couple avec un autre… Help ! ». En impliquant directement le public au cœur de la démarche, le but sera non pas de proposer, mais bien d’imposer la rencontre avec l’autre.
Qui est cette personne en face de moi et qu’est-ce qui me dissocie réellement d’elle ? Si tant de murs nous séparent les uns des autres, est-ce vraiment inapproprié d’imaginer qu’à défaut d’être un enfer, l’autre soit un miroir pour nous ?
La compagnie Ornic’art est résidente à la Friche Belle de Mai depuis 1995. Présente dès la première édition de PDU, elle suit désormais le Festival en partenariat avec RedPlexus en y impulsant chaque année de nouvelles dynamiques créatives.
En élaborant le dispositif « Check-point », Ornic’art anime cette année l’arc scénographique général de PDU 10ème édition.

Snake – Cameroun – Édition 2016
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« Transfrontalier » A la fois danseur Hip-hop et performeur contemporain, Snake est sans conteste l’une des personnalités à suivre de la scène Camerounaise. Alliant danse, théâtre et musique, ses créations démontrent qu’il est toujours possible de s’affranchir des frontières entre les différentes formes d’expression et qu’il n’y a de barrières que celle que l’on s’impose.
Dans une démarche de symbolisation de l’acte du franchissement de frontière, le danseur Camerounais Snake vient proposer sa nouvelle création « Transfrontalier ». Il se confronte au dispositif en tant que danseur, désireux de le traverser, de l’affronter, de le surmonter, il s’improvise à la fois en tant que migrant en quête d’un nouvel avenir qu’en tant que créateur aspirant à concrétiser ses envies.

ODM – France – Édition 2016
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« Toutes les terres sont conquises » Les frontières sont parfois plus intimes qu’on ne le croit.
Aller à la recherche de soi et affirmer son identité nécessitent parfois de franchir une barrière, d’affronter une société.
En se penchant sur l’épineuse question de la transexualité au cœur d’une société en pleine mutation, ODM désire abolir la frontière des genres.
Aussi provocantes que grinçantes, ses propositions artistiques prennent le contre pied à toute démarche de banalisation des genres. Par la démesure affirmée de ses projets, fortement ancrés dans une esthétique de cabaret et de freak-show, ODM se plaît à bousculer une société qui, en ses propres termes, « cherche à nous endormir ».
Fondateur du T.O.T.E.M à Nancy et organisateur des soirées Cabaret Rouge à Paris, ODM est une personnalité à l’identité bien affirmée. Ordonnateur de grands freak-show post-modernes où s’embrassent les esthétiques les plus extravagantes, Didier Manuel, de son vrai nom, est un véritable ovni au sein même de la contre culture en France.

Vloeistof – Pays-Bas – Édition 2016
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« We will be waiting at the border » Vous voyez deux danseurs, puis trois, puis quatre, chacun tenant un miroir. Soudain, sans même vous en être rendus compte, vous vous surprenez acteur d’une chorégraphie dans laquelle vous ne pensiez pas faire part.
Désirant briser à la fois les frontières qui séparent l’art du quotidien ainsi que celles qui nous séparent de l’autre, l’ensemble de danseurs Vloeistof propose cette année « Nous attendrons à la frontière », une création qui questionne l’espace public et la place que l’on y occupe par l’utilisation de miroirs manipulés au cœur de la foule.
Basé aux Pays-Bas, l’ensemble de danseurs Vloeistof développe, depuis sa création en 2000, une vision très personnelle de la danse. Ayant déjà eu l’occasion de s’ancrer au cœur d’un grand nombre d’événements à travers le monde, leur art, fortement inspiré de la vie de tous les jours et lesté, en leurs propres termes, de toutes décorations superflues, s’intègre, se développe, se mue au cœur même du quotidien, créant des résultats souvent inattendus par le simple fait de leur confrontation avec le public.

Dariusz Fodczuk – Pologne – Édition 2016
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« Check in » Et si nous tentions de voir les choses différemment ? A l’heure où de plus en plus de murs s’érigent entre les Hommes, ne serait-il pas intéressant d’imaginer les obstacles comme des ouvertures ?
Pour sa création « Check-in », spécialement imaginée pour l’événement, Dariusz Fodczuk désire détourner l’image que l’on a d’un poste-frontière. Et si le « check-point » n’était pas là pour arrêter et contrôler les arrivants, mais bien pour les rencontrer et échanger avec eux ?
A la fois performeur, peintre, sculpteur, metteur en scène, Dariusz Fodczuk est sans conteste l’un des artistes majeurs de la scène contemporaine Polonaise. Très engagé, il aime lier son art à une dynamique sociale. Ainsi, c’est toujours en impliquant les publics qu’il concrétise ses démarches ; l’art de la performance devant toujours être, selon lui, une action ludique et participative.

Dorothea Seror – Allemagne – Édition 2016
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« Intimacy » En plaçant le corps comme point de départ à toute réflexion, les créations de Dorethea Seror explorent, sans concession, la place de l’individu et de l’artiste dans la société.
Sa démarche de provocation et d’interaction directe avec l’autre, fait basculer le statut du public spectateur en public impliqué.
Cette année, toujours dans une démarche de court-circuitage des convenances sociales, Dorothea propose « Intimacy », une création originale dans laquelle elle abolit définitivement la frontière qui sépare espace l’espace public de la vie privée.
Matérialisant toute problématique artistique et sociale en phénomène physique impactant le corps, Dorothea Seror sait captiver l’attention, choquer, fasciner, questionner.
Résidant à Munich, l’artiste à su se créer une véritable réputation de performeuse hors pair en participant à un grand nombre d’événements à travers le monde ; du Nigeria à la Suisse en passant par la Chine et le Danemark.

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